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VIVENZA / Réalité de l'automation directe / CD noir Digipak 6 panel



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Bio


Vivenza

Dès ses premiers travaux au milieu des années 70, Jean-Marc Vivenza se place sur le terrain du lien théorico-politique qui le rattache aux courants des Futuristes Italiens et des Constructivistes Russes, dont les propositions bruitistes-plastiques sont les seules sources théoriques qui n'aient jamais été développées avec conséquence, et qualifie sa musique de « bruitiste futuriste » plutôt que industrielle.

C'est la réappropriation du bruit comme support plastique formel. Il explore le champ des perspectives qu'offre la matière acoustique et plastique, travaillant sur un concept qu'il appelle « la matérialité objective du bruit », en se basant uniquement sur les thèses du futuriste Luigi Russolo, exposées dans l' « Art des Bruits », édité en 1913, qui constituent l'axe de guidage du travail de Vivenza, et ont vocation à demeurer le fondement de tout bruitisme authentique. Il est alors le premier, entre 1976 (avec le groupe Glace) et 1979, à faire le pont entre les thèses de Luigi Russolo et notre époque.

L’originalité de Vivenza est d’utiliser du matériel sonore industriel au sens propre du mot (machines, ouvriers au travail, usines) et enregistre dans des usines des sonorités industrielles réelles : la réalité est l'objet même de toute la recherche futuriste.


 

 

 

 

 

 

 


Réalité de l'automation directe

Le bruitisme est une tentative radicale de mise en oeuvre du projet futuriste dans sa volonté d'ouverture participative au devenir dialectique de la nature : "Cette évolution de la musique est parallèle à la multiplication grandissante des machines qui participent du travail humain" explique Luigi Russolo [1], "la vie a créé avec les machines, la plus profonde, la plus grande et variée source de bruits", rajoute-t-il, dans "Les Bruits de la Nature et de la Vie". [2]

Le bruitisme est la mise en présence d'un corps vivant, biologique, non pas étranger mais bien au contraire intime de la matière. La fracture nature/technique est totalement dans l’Art des Bruits, forme la plus achevée d'une réconciliation avec la mécanisation industrielle.

En mettant en lumière l'autonomie du mouvement dialectique dans sa tension inaugurale, le bruitisme restaure cette liaison à l'objectivité pure de la matière dont le futurisme fit la pierre angulaire de son programme, et qui reste plus que jamais valable pour le devenir de tous les futurs.

Le monde sonore, les bruits de la vie, ne sont plus un simple environnement résiduel mais le matériau d'un art nouveau, l'Art des Bruits !

Luigi Russolo proclame : "Les moteurs de nos villes industrielles pourront dans quelques années être tous savamment entonnés de manière à former de chaque usine un enivrant orchestre de bruits". L'objectif futuriste est, "une volonté d'un retour aux forces originelles" [3], il trouve dans le bruitisme la forme la plus intense d'une participation à l'énergie universelle de l'être du monde.

Extrait de L'art des bruits futuristes, Vivenza, 1982

1. L. RUSSOLO, l'Art des bruits, Milan, 1913.
2. L. RUSSOLO, Les Bruits de la nature et de la vie, Milan. 1913.
3. L. RUSSOLO, l'Art des bruits, Milan, 1913.




Personnel



Recording tapes

Memory delay
Noises
Machines

 

track listing


 


01- PARTIE 1 – Réalité de l'automation directe


02- PARTIE 2 – Réalité de l'automation directe

 

mp3


 

 
 

 

Credits



Bruits et machines enregistrés et mixés par Vivenza, Grenoble 1982
Mécanisme et production Electro Institut, Grenoble 1983
Phonographic edition & production led by Christophe Louis, 2011
Mastering by Hervé de Keroullas , 2011
Graphic Design by Matthieu David, 2011
Photography from personal archives of Vivenza